Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Sologne
Les briqueteries-tuileries de Sologne
Histoires d’hommes et d’établissements qui ont fait de la Sologne un pays de briques
jeudi 1er décembre 2016

Briqueteries et tuileries de Sologne
Briqueteries et tuileries du Cher
Briqueteries et tuileries de Loir-et-Cher
Briqueteries et tuileries du Loiret

Les briqueteries-tuileries de Sologne

Histoires d’hommes et d’établissements qui ont fait de la Sologne un pays de briques

Attention il ne reste qu’une vingtaine d’exemplaires de cet ouvrage !!!

C’est le moment de le commander ou de passer en acquérir un au local du GRAHS à Lamotte-Beuvron
(et dans les quelques dépôts où il en reste)

La Sologne est une région naturelle au sol argilo-sableux où la pierre de construction est pratiquement absente. Il en résulte que les habitants bâtissent leurs habitations et leurs bâtiments d’exploitation avec les matériaux présents sur place. La solution la plus économique est en pans de bois, qui constituent l’ossature des constructions, avec un remplissage en torchis, mélange d’argile et de fibres naturelles (paille notamment) enroulé autour de petits morceaux de bois prenant appui sur les pièces du colombage.

Les briqueteries tuileries de Sologne


Pendant longtemps, compte tenu de son coût de fabrication, la brique est réservée à la construction des édifices religieux, seigneuriaux ou bourgeois. Il faut attendre le milieu du XIXème siècle, avec notamment le développement du boisement de la Sologne en résineux et l’abondance de bois de dépressage, fournissant un combustible peu coûteux et en grande quantité, pour voir se développer l’utilisation de la brique. Elle remplacera progressivement le torchis des maisons anciennes et les nouvelles constructions seront dorénavant entièrement en briques. Dans un pays de bois et d’argile, éclosent alors les briqueteries dont les fours embrasent le ciel nocturne de chaque village. A côté du maître briquetier s’affairent des ouvriers qui extraient l’argile, fabriquent les briques et les tuiles, les entassent dans les séchoirs, façonnent les « enfaîtiaux », pressent les carreaux de sol, chargent les fours, surveillent le petit feu, puis le grand feu, alors que des bûcherons ont passé l’hiver à couper et entasser la charbonnette et les fagots.

Le développement de la production de briques a favorisé de meilleures conditions de vie et accompagné l’extinction du paludisme qui affaiblissait les Solognots, venant à point dans la régénération de la Sologne, dont les prémices du début du XIXe siècle s’étaient progressivement transformées en un courant novateur culminant sous le Second Empire. Cette activité briquetière a fait de nos villages des camaïeux, de rouge et de rose, plus ou moins flammés, soulignés par un léger quadrillage de joints de chaux, dans des ensembles charmants qui, à côté des étangs, des bois et des ciels délicatement brumeux, sont une des caractéristiques de la Sologne.

Nous vous proposons un voyage dans la contrée avec des points d’arrêts que vous verrez sur la carte qui suit. Prenez votre temps pour parcourir notre ouvrage et allez dans les villages pour vous imprégner de la magie de la terre cuite. N’hésitez pas à nous faire partager des découvertes inédites Visitez tranquillement ce pays enchanteur avec des yeux écarquillés pour mieux apprécier le labeur des briquetiers et tuiliers, dont vous trouverez des témoignages oraux et photographiques dans ce numéro hors-série que nous avons eu tant de plaisir à composer.

Liste des articles et localisation

Carte de la Sologne avec la localisation des articles de ce bulletin

Liste des articles, le n° correspond à la localisation sur la carte ci-dessus.

- 1 Note sur quelques tuileries en Sologne aux XIVe et XVe siècles
Forêt de Boulogne, forêt de Bruadan, Saint-Viâtre et Lamotte-Beuvron
- 2 Briquetiers et tuiliers des environs de Romorantin au XVIe siècle
Lanthenay, Veilleins et Vernou-en-Sologne
- 3 Tuiles et briques au XVIIe siècle en Sologne centrale
Saint-Viâtre et ses environs
- 4 Naissance de la tuilerie de Riou, à Chaon (L-et-C),
à la fin du XVIIIe siècle

Etudes de tuileries

- 5 Evolution et fonctionnement d’une briqueterie de Sologne
aux XIXe et XXe siècles : Montevray à Nouan-le-Fuzelier (L-et-C)
- 6 Les tuileries de Bracieux (L-et-C) du XVIIe au XXe siècle
- 7 Les tuileries d’Isdes (Loiret) du XVIIIe au XXe siècle
- 8 Les anciennes tuileries de Nançay (Cher) depuis le XVIIIe siècle

Etudes particulières liées à la terre cuite

- 9 Tuileries et tuiliers de Sologne d’après deux photographies
anciennes 1898 et 1920 (Saint-Viâtre)
- 10 Evocation de la tuilerie de la Chesnaie à Salbris (L-et-C)
- 11 Le monument aux morts d’Isdes (Loiret) par Narcisse Désiré
Coulon (1854-1930), le tuilier patriote
- 12 Des figurines de terre cuite : chasse à courre sur un toit de
Brinon-sur-Sauldre (Cher)
- 13 Les Bruandet, souvenirs de briquetiers de la Motte à
Chaumont-sur-Tharonne (L-et-C)
- 14 La briqueterie du Vieux Péroué à Brinon-sur-Sauldre (Cher).
Photographies et témoignages

Notices avec relevés et photographies sur des fours de Sologne
- 15 Les Réaux, Brinon/Sauldre (18)
- 16 La Fin, Clémont (18)
- 17 Tuilerie du château, Nançay (18)
- 18 La Tuilerie, Marcilly-en-Gault (41)
- 19 La Morinière, Mur de Sologne (41)
- 20 Montevray, Nouan-le-Fuzelier (41)
- 21 La Bardellière, Souesmes (41)
- 22 La tuilerie, Coullons (45)
- 23 Pontoise, Jargeau (45)
- 24 Le Cendray, Jouy-le-Potier (45)
- 25 La Bretèche, Ligny-le-Ribault (45)
- 26 Alosse, Marcilly-en-Villette (45)
- 27 Cerf-Bois, Marcilly-en-Villette (45)
- 28 Pont-Long, Marcilly-en-Villette (45)

Notices photographiques sur des fours de Sologne
- 29 Cour-Cheverny (41)
- 30 Mont-près-Chambord (41)
- 31 Noyers-sur-Cher (41)
- 32 Selles-sur-Cher (41)
- 33 Allonne,Beaugency (45)
- 34 Bouteille, Guilly (45)
- 35 Saint Pryvé-Saint-Mesmin (45)

La genèse de ce bulletin hors-série
Les recherches sur les briqueteries-tuileries ont été judicieusement initiées dès les années 1980 au sein du GRAHS. Mais, il y avait tellement d’études et de prospection à effectuer que le faible nombre de chercheurs ne suffisait pas à faire émerger un travail d’envergure. Cependant, quelques articles de bonne facture ont été publiés sur ce thème (voir sur ce site Archéologie de la terre cuite ). Il a fallu attendre avril 2009 pour que se constitue, sous la houlette de Joël Lépine et de Frédéric Auger, une « équipe briqueterie » animée d’un grand dynamisme et du désir de faire avancer le projet d’un numéro spécial. Elle s’est souvent réunie pour échanger les pistes et les axes de recherche. Elle s’est rendue à de nombreuses reprises, autant sur le terrain, que dans les services d’archives ou à la rencontre de témoins et d’informateurs, dans un esprit d’amitié et de partage mutuel, tant de ses propres découvertes que de ses interrogations.
Les recherches de ce groupe de travail voient ici leur aboutissement par la réalisation de ce numéro spécial qui sera suivi de conférences et vraisemblablement d’une exposition. Il est bon de noter qu’un pré-inventaire (incomplet) a été effectué dans les années 1980 par quelques passionnés de la DRAC Centre, sans qu’une publication conséquente ait vu le jour

La présentation du bulletin… et la suite
Nous avons voulu un bulletin varié dans son contenu, où les études purement historiques et celles plus techniques côtoient l’archéologie préindustrielle, avec un complément de témoignages qui sauvegardent un patrimoine immatériel de valeur. Les travaux portent sur les trois départements du territoire solognot, mais il a fallu faire des choix en fonction de plusieurs facteurs, dont le temps, l’avancement des recherches, les documents disponibles, etc. Pour des raisons de coût d’impression des articles n’ont pas trouvé place dans ce numéro hors-série et ils seront publiés ultérieurement dans les prochains bulletins trimestriels. De toute façon le travail entrepris n’est pas exhaustif. Les investigations ne sont jamais terminées et nous serons heureux de les continuer et de faire des relevés d’autres fours, connus ou oubliés, que des informateurs et leurs propriétaires voudront bien nous indiquer. Nous sommes également preneurs de tous les témoignages et pistes que nos lecteurs nous ferons parvenir.
Nous vous souhaitons une bonne lecture.

Le Président, Bernard Heude
et, pour « l’équipe briqueterie », Frédéric Auger et Joël Lépine

Le travail de terrain pour établir les notices sur des fours de Sologne (p. 169-242) a été réalisé, entre 2009 et 2012, par des membres du GRAHS composant « l’équipe briqueteries » :
Frédéric Auger, François Blanc, Jean-Marie Bordeloup, Jean-Claude Couvret, Bernard Foix, Jean-François Lecompte, Joël Lépine et Eric Millet.

SOMMAIRE :

- Introduction avec une carte de localisation et un sommaire
p. 1-4

- Isabelle GUÉRIN-BROT
Note sur quelques tuileries en Sologne aux XIVe et XVe siècles
p. 5

- Joël LÉPINE
Briquetiers et tuiliers des environs de Romorantin (Loir-et-Cher) au XVIe siècle
p. 6-8

- Daniel VIAUD
Tuiles et briques au XVIIe siècle en Sologne centrale
p. 9-16

- Henri DELÉTANG
Naissance de la tuilerie de Riou, à Chaon (Loir-et-Cher), à la fin du XVIIIe siècle
p. 17-22

- Frédéric AUGER et Joël LÉPINE
Evolution et fonctionnement d’une briqueterie de Sologne aux XIXe et XXe siècles :
Montevray à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher)
p. 23-52

- Joël LÉPINE
Les tuileries de Bracieux (Loir-et-Cher) du XVIIe au XXe siècle
p. 53-76

- Eric MILLET
Les tuileries d’Isdes (Loiret) du XVIIIe au XXe siècle
p. 77-98

- Jean-Marie BORDELOUP
Les anciennes tuileries de Nançay (Cher) depuis le XVIIIe siècle
p. 99-114

- Gérard LAINÉ
Tuileries et tuiliers de Sologne d’après deux photographies anciennes (1898 et 1920)
p. 115-119

- Frédéric AUGER et Jean-François LECOMPTE
Evocation de la tuilerie de la Chesnaie à Salbris (Loir-et-Cher)
p. 120-122

- Eric MILLET
Le monument aux morts d’Isdes (Loiret) par Narcisse Désiré Coulon (1854-1930), le tuilier patriote
p. 123-130

- Frédéric AUGER et Bernard FOIX
Des figurines de terre cuite : chasse à courre sur un toit de Brinon-sur-Sauldre (Cher)
p. 131-134

- Frédéric AUGER, Simone et Jean-Claude COUVRET
Les Bruandet, souvenirs de briquetiers de la Motte à Chaumont-sur-Tharonne (Loir-et-Cher)
p. 135-144

- Frédéric AUGER, Bernard FOIX et Bernard HEUDE
La briqueterie du Vieux Péroué à Brinon-sur-Sauldre (Cher).
Photographies et témoignages
p. 145-168

- Frédéric AUGER et Joël LÉPINE
Notices sur des fours de briqueteries-tuileries de Sologne (Cher, Loir-et-Cher et Loiret)
p. 169-242

242 pages, très nombreuses illustrations couleurs et N & B.
Réimpression 2013 à tirage limité du Bulletin hors-série 2012,épuisé.

Pour en savoir plus : auteurs, mots clés liés à ce thème, retrouvez ce numéro dans la rubrique : "bulletins" :
"Briqueteries-tuileries de Sologne"

Sur ce thème des "Briqueteries-tuileries de Sologne", il existe :
- un livre (réimpression en format bouquin du hors-série)
- une exposition itinérante conçue par le GRAHS
- une conférence du GRAHS

prix 2013 : 24 € (+ port éventuel : 4 €)
Cet ouvrage (réimpression 2013 à tirage limité du bulletin hors-série 2012, épuisé) est disponible à partir de mi-janvier 2013, au local du GRAHS, 14 rue de Beauce à Lamotte-Beuvron, lors de la permanence, le lundi de 14 h à 18 h .
Si vous souhaitez le commander, envoyez votre commande sur papier libre, accompagnée de votre réglement de 28 € (24 + 4) par chèque, à l’ordre du GRAHS, à l’adresse du siège :
GRAHS
14rue de Beauce
41600 Lamotte-Beuvron