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Bulletin du Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Sologne

La Sologne et son passé 65

tome 37 - 2015. N° 4

jeudi 8 septembre 2016, par Frederic Auger

La Sologne et son passé n° 65

Ce bulletin nous plonge dans un passé proche, du milieu du XIXe
aux années 1960, proche mais pourtant bien révolu. Le début de cette
époque est pour la Sologne, une période de mutation. La région sort du
marasme où elle était plongée depuis plusieurs siècles et se développe pour
rattraper dans de nombreux domaines la moyenne nationale. Tout semble
alors possible en Sologne, de petites industries s’y développent sans
complexes et le monde rural découvre l’apport du modernisme agricole.
Avec le premier article, Bernard Heude nous plonge justement dans
la Sologne rurale rythmée par les saisons et le travail des champs. Dans ce
cycle immuable, de labour, emblave, récolte, s’il est un temps que le
modernisme agricole révolutionne, c’est bien le battage. Le passage du fléau
(on prononce « flau » en Sologne) à la batteuse favorise la création de
petites entreprises et l’émergence de coopératives. La solidarité paysanne
reste primordiale, le dur travail en commun est aussi un temps d’échange,
mais aussi à table un verre de vin (bon ou mauvais) à la main. Prenez le
temps d’admirer dans les illustrations la silhouette des meules, de véritables
oeuvres d’art, et de détailler tous ces personnages affairés autour de la
chaudière et de la batteuse.
Du monde agricole, il en est aussi question dans le second article,
mais indirectement, puisqu’il s’agit ici d’une fabrique d’engrais à Lamotte-
Beuvron. Laurent Leroy, signature maintenant bien connue du GRAHS, nous
expose l’histoire des établissements « Pichelin », producteurs de différents
engrais dans la seconde moitié du XIXe siècle. La « révolution industrielle »
bat son plein en France, et la Sologne n’est plus en reste. Les frères Pichelin
se lancent dans l’aventure de la fabrication d’engrais pour fertiliser les terres,
augmenter les rendements et nourrir la population française. « Le noir
animal » et « le guano de La Motte-Beuvron » seront produits et diffusés
avec succès pendant presque un demi-siècle. Cette très importante usine n’a
laissé que peu de traces dans la mémoire lamottoise, et encore moins sur le
terrain, puisque c’est le Sanatorium des Pins qui prendra sa place à partir de
1900.
Dans le troisième article, il est également question d’une industrie
disparue, cette fois située à Nouan-le-Fuzelier. Pourtant chronologiquement
plus proche de nous, puisqu’elle existait entre 1939 et 1964, elle avait
presque disparu des mémoires. Frédéric Auger s’emploie à faire revivre cet
atelier, installé dans la cour de la pharmacie, où était fabriquée la « colle
Soud-Autogène ». L’article évoque également les propriétaires et les
employés de ce qui était tout de même « La meilleure colle du monde »,
excusez du peu !
Comme à notre habitude, nous vous souhaitons une bonne lecture.

Frédéric Auger et Bernard Heude

La Sologne et son passé n° 65

Sommaire :

- Bernard Heude
Quand ronflaient les batteuses en Sologne
Approche ethnologique (première moitié du XXe siècle)
p. 1-20
- Laurent LEROY
L’entreprise d’engrais Pichelin à Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher)
(1856 à 1895-1900)
p. 21-56
- Frédéric AUGER
La production de « Soud-Autogène »
« La meilleure colle du monde »,
de 1939 à 1964 à Nouan-le-Fuzelier (Loir-et-Cher)
p. 57-64

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La Sologne et son passé 65

Format A4, 64 pages, nombreuses illustrations couleurs et n&b.

P.-S.

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